Etre à ce que l’on fait

Évolution personnelle et professionnelle

Etre à ce que l’on fait

 

Article paru dans  Les Cahiers Jungiens de  Psychanalyse, décembre 2010-n°132 : L’IDENTITE A L’OEUVRE

http://www.cahiers-jungiens.com

 

Début de l’article 

Mes œuvres peuvent être considérées comme autant de stations de ma vie ; elles sont l’expression de mon développement intérieur, car se consacrer aux contenus de l’inconscient forme l’homme et détermine son évolution, sa métamorphose. Ma vie est mon action, mon labeur consacré à l’esprit est ma vie ; on ne saurait séparer l’un de l’autre. »
C.G Jung

Le doute de soi habite Jung dès l’enfance. « Suis-je celui qui est assis sur la pierre, ou suis-je la pierre sur laquelle il est assis ? » La question de l’identité se pose, elle est cruciale. Assis sur cette pierre, la limite entre lui et ce qui l’entoure est tellement floue que s’il n’y répond pas il risque de perdre conscience, et avec, l’instrument de sa différenciation. Pour garder l’esprit clair, un geste lui vient, celui du sculpteur. Geste fondateur de son identité, marque de fabrique de sa manière et de son œuvre. Sous cette impulsion créatrice les contenus des arrières plans se figurent, une pratique de l’inconscient voit le jour, Jung est au début de son art . L’art de se saisir de soi comme matière première et de se produire pour offrir en partage le fruit de sa création. Un art proposé à toute personne désireuse de trouver le chemin de son mythe personnel et de marquer la vie du sceau de son identité.


Résumé : En figurant dès l’enfance et dans le plus grans secret , les forces de l’inconscient, Jung découvre l’art d’incarner son mythe personnel. Le produit de la coopération entre conscient et inconscient s’élabore au sein d’une identité plurielle dont l’assemblage unique est la marque de fabrique et le signe distinctif . Cette production maison requiert, au départ, le goût du plaisir solitire pour, solidement implanté en son particulier, se laisser inspirer par ce qui ne parle qu’à soi. Dans ces conditions, le fruit de la rencontre répond à la nécessité d’un accomplissement personnel au service d’une communauté.

 

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